olivier godechot

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Matthieu Morin  @  (2008-02-05 12:21:38)
[Commentant cette page : hopcommentaires.php]

Salut cousin,
Je suis très impressionné par ton travail. Je trouve ça passionnant !
Je viens d'acheter ton livre sur les traders, je pense être assez grand maintenant pour pouvoir le lire ;)
Je lirai "Working Rich" un peu plus tard.
Les commentaires suites à tes interviews sont très intéressants également, permettant de prendre un peu de recul par rapport au récit que l'on peut lire dans les journaux.
Je regrette de ne pas avoir orienté ma carrière vers la finance et la sociologie.
Bonne continuation.
Matt


Gaël Villeneuve  @  (2008-01-30 10:12:26)
[Commentant cette page : hoprubrique.php?id_rub=32]

Bravo pour ce travail de documentation sur cette affaire. Très drôle ce journaliste qui "demande l'exclusivité" de l'interview. Une pratique anglo-saxonne qui de ce que je sais, appelle une contrepartie impensable en France : de l'argent.


Olivier Godechot (2008-01-29 09:38:07)
[Commentant cette page : hopcommentaires.php]

@ Bromius Je ne suis pas forcément favorable aux concours tels qu'ils sont, mais si l'on veut éviter certains désavantages d'une compétition décentralisée et marchande, une procédure centralisée d'évaluation et de sélection peut être une piste intéressante. C'est encore plus vrai dans le cas français, où on a la décentralisation sans véritable compétition. En citant les concours prestigieux, je ne prends pas spécifiquement la défense de chacun. Je rappelle juste qu'avant de développer une politique de décentralisation à outrance, le centralisme peut avoir des bonnes raisons et produire des résultats généralement considérés comme de qualité. Je suis pour ma part depuis longtemps favorable à la fusion de l'agrégation du secondaire et du CAPES pour plusieurs raisons : 1) qu'à un seul poste (enseignant du secondaire) corresponde un seul concours 2) que dans le secondaire on respecte le précepte "à travail égal, salaire égal" et non "plus on travaille, moins on gagne" 3) pour éviter de figer pour toute une carrière les coups d'accordéon conjoncturels du recrutement. Agrégation de philosophie de 1969, 100 postes, Capes de philosophie 300 postes. 10 ans plus tard, 10 postes ouverts dans chaque concours.... Un agrégé de 1969 est beaucoup moins rare qu'un certifié de 1979 et il a passé un concours beaucoup moins "difficile" et pourtant il aura une meilleure carrière. 4) pour obliger l'enseignement secondaire à penser véritablement une politique d'avancement plutôt que de faire passer à des enseignants l'agreg interne 5) pour éviter enfin que les universitaires se dédouanent du travail d'évaluation propre à ce niveau en se reposant pour leur recrutement sur les résultats à un concours qui n'est pas fait pour eux. (En particulier en philosophie, histoire et littérature). Un moyen d'améliorer le travail d'évaluation au niveau du recrutement académique pourrait être de mettre au point des procédures spécifiques un peu plus mutualisées. Après lesquelles... je ne sais pas. Il est clair que les rumeurs de projets du gouvernement de suppression du CAPES et de conservation de l'agrégation vont complètement à l'encontre de ce que je propose... Pour les classes préparatoires... je ne sais pas trop quels sont les projets, les mettre dans les universités et réévaluer du coup les universités, pourquoi pas ? Mais encore faut-il qu'ils y arrivent... On ne casse pas comme ça aussi facilement le jouet de l'ensemble des élites.


Bromius  @  (2008-01-29 08:52:56)
[Commentant cette page : hoparticle.php?id_art=302]

J'arrive sur votre excellent site à cause de l'actualité que vous savez... Rassurez-vous, il n'en sera pas question.
Etant vous-même agrégé, on n'est pas étonné de vous voir prendre la défense des concours et des classes préparatoires. Je suis moi aussi soumis à des déterminismes sociaux (docteur EPHE qualifié par le CNU, dépourvu de concours et bredouille après deux campagnes MCF & CNRS) qui sont parfaitement cohérents avec la manière différente dont je vois les choses... J'espère seulement que la raison n'est pas complètement absente des lignes qui suivent, et qu'un terrain d'entente pourrait être trouvé entre nous...
Sachez d'abord que j'approuve sans réserve votre proposition d'exeat post-doc. On ne comprend d'ailleurs pas pourquoi cette mesure n'est pas parvenue à s'imposer, alors qu'elle est réclamée par beaucoup depuis longtemps.
J'ai beaucoup plus de mal avec votre éloge assez laconique (voire simpliste, mais le format de votre tribune ne vous permettait pas de développer) de la sélection à la française.
Les concours d'histoire-géographie, que je connais d'assez près, offrent mille formes d'arbitraire (tête bien pleine > tête bien faite, codes comportementaux et culturels, humeur du jury, tirage aléatoire des sujets, etc) qui n'en font certainement pas un mode de sélection indépassable.
Au CNU (je connais surtout les moeurs de la section 21), certains dossiers, à en juger par les rapports produits (j'en ai lu plusieurs), sont traités par-dessus la jambe.
Cet arbitraire ne choquerait pas si les enjeux socio-professionnels n'étaient pas ceux que l'on sait (perspectives très moroses, en SHS en particulier).

Le clientélisme que la loi LRU vous fait craindre existe déjà, me semble-t-il. La fin du localisme ne suffirait pas à le supprimer. Vous connaissez comme moi des candidats extérieurs qui ont été désignés d'avance par des commissions sous influence. Avec renvois d'ascenseur.
Que pensez-vous des rumeurs faisant état d'une mort programmée des concours et des classes préparatoires? Pour ma part, je ne serais pas opposé à une intégration des filières d'élite dans une université qui aurait fait peau neuve (avec des moyens, naturellement !).
La question des concours reste à débattre (par quoi les remplacer ?). Il ne faut pas seulement reconnaître leurs vertus, mais aussi leurs vices. Chez les universitaires, ils consomment, au delà du raisonnable, beaucoup d'énergie (heures de préparations, corrections, publications de manuels, colloques "opportunistes") et génèrent des carrières qui ne sont parfois qu'un cursus honorum consacré à la seule gestion des ressources humaines du ministère (formation, évaluation, sélection, recrutement). La surface scientifique d'un grand nombre d'universitaires français en pâtit. Cette dépense d'énergie est aussi celle, ne l'oublions pas, des candidats, qui perdent parfois deux ou trois ans sans parvenir à leur fin (85% d'échec au CAPES d'histoire-géographie). Or ces années ne sont pas qualifiantes, en dépit du travail acharné qui est souvent fourni.
Les recrutements à l'université et la répartition des dotations se font également en fonction des concours. En histoire, cela a conduit à installer un cloisonnement entre des périodes découpées de manière pas toujours heureuse (antique, médiévale, moderne, contemporaine). Beaucoup de talents travaillant sur plusieurs périodes, ou sur des aires géographiques non-traditionnelles, ne sont tout simplement plus recrutés aujourd'hui. On assiste à un retour des profils académiques, formatés dès les années de préparation aux concours, qui préparent des thèses opportunistes ressemblant à de futures questions de programme.
Beaucoup de qualifiés au CNU pour peu de postes, dites-vous. Effectivement. Avec pour corollaire cette lamentable pratique du pré-classement par "piles" (d'un côté, ceux qui ont l'agrégation, de l'autre ceux, ceux qui ne l'ont pas). Enfin, ces nouveaux dossiers de candidature, dépourvus de publications, semblent affirmer sans honte: nous ne jugeons plus un candidat sur son travail scientifique, mais sur ses titres et ses réseaux.

Oui, le système de sélection à la française souffre d'un complexe de supériorité qui lui donne une fausse image de ce qu'il est en réalité ! La sociologie pourrait oeuvrer avec profit dans ce domaine, et éclairer les lanternes...

Bromius


Mme de R.  @  (2008-01-28 10:32:14)
[Commentant cette page : hopcommentaires.php]

Bonjour Olivier,

Très intéressante ton intervention ce matin sur France Inter, et très drôle de te retrouver par radio interposée!
Egalement heureuse d'avoir de tes nouvelles après tant d'années!
Je t'avais laissé à l'EHESS et je te retrouve brillant sociologue! Bravo!
J'espère à bientôt...



François  @  (2008-01-17 03:18:13)
[Commentant cette page : hoprubrique.php?id_rub=65]

Comme Baptiste : bravo, enfin une introduction à R en langage ordinaire.

J'attends surtout les graphes, qui me semblent le motif majeur pour un apprentissage de R, en dehors du coût prohibitif des alternatives commerciales.

R fait de vraies merveilles au niveau des graphes, mieux que SPSS et plus rapidement. En revanche au niveau des tables, c'est un peu laborieux.


Baptiste  @  (2008-01-13 20:09:35)
[Commentant cette page : hoprubrique.php?id_rub=65]

Bravo !
J'attends la suite avec impatience...


Stefanie at Council for European Studies  @  (2007-12-11 17:55:16)
[Commentant cette page : hopcommentaires.php]

Olivier, I saw your presentation of electronic resources on LiensSocio. I found it to be very resourceful. How did you get asked to pick electronic resources for their column? Sincerely Council for European Studies at Columbia University


Samuel  @  (0000-00-00 00:00:00)

Je ne suis pas d'accord avec les préconisations de ton article dans le monde.

A cela deux raisons:

1) Le recrutement "maison" n'a pas que des effets négatifs sur la recherche: il permet une relative continuité dans les projets et les méthodes collectifs de recherche. Bien sur les effets négatifs que tu pointes sont très réels aussi, mais un tableau plus nuancé aurait été préférable je pense.

2) L'élargissement des recrutement risque d'avoir un effet pervers important. En élargissant et unifiant les aires de concurrence entre chercheurs, on risque d'aboutir à une homogénéisation de fait des origines académiques (et partant sociales) des chercheurs. En effet le recrutement "maison" offre des débouchés dans le milieu académique aux diplômés de centres de recherches peu prestigieux, débouchés dont ils risquent d'être systématiquement évincés si l'aire de recrutement s'élargissait. Le nombre de diplômés de l'ENS augmenterait probablement parmi les professeurs de l'université d'Amiens, il serait en revanche très surprenant que le nombre de diplômé d'Amiens augmente parmi les professeurs de l'ENS...
Il pourrait se trouver que le système du "copinage" soit de facto plus démocratique dans ses résultats que le système de la "concurrence académique", "loyale et non faussée" cela va sans dire (je caricature bien sûr). Ce ne serait pas une première.


Guillaume ARNOULD  @  (0000-00-00 00:00:00)

Bonjour M Godechot,

merci de mettre vos bibliographies en ligne.

Juste pour vous signaler que les articles de ARSS sont en ligne gratuitement sur www.persee.fr

et qu'il existe une traduction de l'article de Baker sur les marchés financiers sur le site du cndp (en 2 parties)
http://www.cndp.fr/Produits/detailsimp.asp?Id=69345
et
http://www.cndp.fr/Produits/detailsimp.asp?Id=70267

Sinon bon travail.


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